Ramona Dutil

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La recherche de travail

La recherche de travail - Ramona Dutil

Je me suis fait congédier.  Voilà, licenciée, renvoyée, remerciée, mise à la porte… dites-le comme vous voudrez, mais je n’ai plus d’emploi.  Ça m’embête, car je n’aurais pas dû être congédiée.  Mais bon…  je vais faire avec.  Je peux me retourner facilement et me trouve un nouveau boulot, sans problème.

Ce qui est arrivé est simple : je n’ai rien fait de mal.  Voyez-vous, pendant l’entretien d’embauche, celle qui allait devenir ma patronne, m’a demandé si j’avais des journées de congé déjà décidées et dont j’aurais besoin.  Je lui ai parlé de toutes les journées nécessaires : des réunions de famille, un spectacle de danse (dont je suis le professeur de claquettes), le mariage d’une très bonne amie où je suis une des filles d’honneur…  Toutes de bonnes raisons de manquer une journée ici, une journée là, de travail.  Elle y a pensé pendant quelques jours et m’a rappelée : j’avais le poste et je commençais le lundi suivant.

J’étais contente, car cet emploi me payait quand même beaucoup plus que le précédent.  Quand j’ai commencé, ma patronne a remarqué que je pouvais faire beaucoup de tâches en peu de temps, et elle n’arrêtait pas de trouver des raisons pour que je fasse son travail à elle en plus du mien.  Je lui en ai parlé, mais elle s’est carrément tournée vers moi et m’a répondu sèchement que c’est elle la patronne, et donc c’est elle qui décide.  Point final.  Je devais me taire et accepter.  Alors, j’en ai parlé avec le vice-président de la compagnie, qui n’a pas réussi à me faire comprendre, vu que le président adorait ma patronne plus que sa propre épouse.  Alors, j’étais foutue.

Mais, j’étudiais à temps partiel à l’université.  Mes cours étaient exigeants et souvent, j’arrivais au travail fatiguée, cernée sous les yeux, à force de trop travailler durant le jour en plus d’avoir à étudier le soir.  Ma patronne m’a donc donné le choix : perdre mon emploi, ou abandonner mes cours.  Je l’ai fixée droit dans les yeux et je lui ai répondu que mes cours passaient en premier.  Ma patronne s’est tue.

Éventuellement, mon corps s’est rebellé.  Je suis tombée malade et j’ai dû manquer trois jours de travail.  C’est ce que ma patronne a utilisé comme raison pour terminer mon mandat.  Elle a dit qu’en plus des journées qu’elle a approuvées, je manquais beaucoup trop.  J’étais sous le choc.

Mais, aujourd’hui, le soleil brille et le vent souffle fort.  D’ailleurs, mon rideaux extérieur bat son plein sur le balcon.  Je me repose et je profite d’une ou deux journées de congé pour ensuite me remettre à la recherche de travail… pour, je l’espère, trouver un meilleur emploi.

 

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Amusante et pétillante, ça c’est moi! On me considère comme une joie de vivre sur deux pattes. J’adore la vie dans son ensemble et je me fais un plaisir de partager cette passion au quotidien sur le Web. Touche à tout et curieuse, ce blogue vous fera découvrir un paquet de trucs passionnants! Eh oui, je suis comme ça!